‹ FablesChapitre 165 sur 343 · LIVRE VII. FABLE VIII · texte numérisé non relu

LIVRE VII. FABLE VIII

Suivi des tours de Fagotin*.

Par ce trait de magnificence, Le prince à ses sujets étalait sa puissance.

En son Louvre il les invita.

Quel Louvre ! un vrai charnier, dont Todeur se porta D*abord au nez des cens. L'ours boucha sa narine : Il se fût bien passé de faire cette mine ; Sa grimace déplut : le monarque irrité L'envoya chez Pluton faire Le dégoûté.

Le singe approuva fort cette sévérité ; Et, flatteur excessif, il loua la colère Et la griffe du prince, et Tantre, et cette odeur :

U n'était ambre, il n'était fleur Qui ne fût ail au prix. Sa sotte flatterie Eut un mauvais succès, et fut encor punie :

Ce monseigneur du lion-là

Fut parent de Caligula.

Le renard étant proche : Or çà, lui dit le sire, Que sens-tu? dis-le-moi : parle sans déguiser.

L'autre aussitôt de s'excuser, Alléguant un grand rhume : il ne pouvait que dire.

Sans odorat. Bref, il s'en tire.

Ceci vous sert d'enseignement • Ne soyez à la cour, si vous voulez y plaire, Ni facfe adulateur, ni parleur trop sincère, Et tâchez quelquefois de répondre en Normand *.

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