‹ FablesChapitre 167 sur 343 · LE C0CH6 ET LA MOUCHS · texte numérisé non relu

LE C0CH6 ET LA MOUCHS

Dans un chemin nwntant» sablonneux, malaisé, Et de tous les cdtés au soleil exposé,

Six forts chevaux tiraient un coche.

Fenmies, moine, vieillards, tout était descendu : L'attelage suait, soufflait, était rendu.

Une mouche survient et des chevaux s'approche. Prétend les animer par son bourdonn'emeitt.

Pique Tun, pi(|ue l'autre, et pense k tout i

Qu'elle fait aller la machine.

S'assied sur le timon, sur le nez (k eùdm^

Aussitôt que le char chemine.

Et qu'elle voit les gens marcher.

Elle s'en attribue uniquement la gloire.

Va, vient, fait Tempressée : il semble que ce soit Un sergent de bataille allant en chaque endroit Faire avancer ses gens et hâter la victoire.

La mouche, en ce commun besoin. Se plaint qu'elle agit seule et qu'elle a tout le soin ; Qu'aucun n'aide aux chevaux à se tirer d'allaire.

Le moine disait son bréviaire :

U prenait bien son temps ! Une femme chantait : C'était bien de chansons alors qu'il s'agissait ! ^ Dame mouche s'en va chanter à leurs oreilles,

Et fait cent sottises pareilles.

Après bien du travail, le coche arrive au haut. Respirons maintenant, dit la mouche aussitôt : J'ai tant fait que nos gens sont enfin dans la plaine. Çà, messieurs les chevaux, payez-moi de ma peine.

Ainsi certaines gens, faisant les empressés.

S'introduisent dans les afEaices :

Page 1