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LIVRE VIII. FABLE IV. îîi

Les daubeurs ont leur tour d'une ou d'autre manière : Vous êtes dans une carrière Où Ton ne se pardonne rien.

La qualité d'ambassadeur Peut-elle s'abaisser à des contes vulgaires ? Vous puis-je offrir mes vers et leurs grâces légères? S'ils osent quelquefois prendre un air de grandeur, Seront-ils point traites par vous de téméraires?

Vous avez bien d'autres affaires

A démêler que les débats

Du lapin el de la belette.

Lisez-les ; ne les lisez pas :

Mais empêchez qu'on ne nous mette

Toute l'Lurope sur les bras.

(jue de mille endroits de la terre

Il nous vienne des ennemis,

J'y consens ; mais que l'Angleterre Veuille que nos deux rois se lassent d'être amis,

J'ai peine àdi^^érer la chose.

N'est-il point encor temps que Louis se repose? Quel autre Hercule enfin ne se trouverait las De combattre cette hydre ? et faut-il qu'elle oppose Une nouvelle tête aux efforts de son bras?

8i votre esprit plein de souplesse,

Par éloquence et pir adresse, ?eut adoucir les cœurs et détourner ce coup, ..e vous sacrifierai cent moutons : c'est beaucoup

Pour un habitant du Parnasse.

Cependant faites-moi la grâce

De prendre en don ce peu d'encens ;

Prenez en gré mes vœux ardents

* Ambatssadear ea Angleterre.

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