‹ FablesChapitre 198 sur 343 · LIVRE YIII. FABLE XIII · texte numérisé non relu

LIVRE YIII. FABLE XIII

La chèvre de son lait, le mouton de sa laine : Je ne sais pas s'ils ont raison ; Mais quant à moi, qui ne suis bon Qu'à manger» ma mort est certaine.

Adieu mon toit et ma maison.

ûom pourceau raîsoimait en sukil persomiage Mais que iui ser?ait-il ? Quand le mal est certain^ La plainte ni la peur ne changent le destin ; Et le moins prévoyant est toujours le plus sage.

llRCIS ET AMARANTE POOH MADEVOISELLI DB SILLERT*

J'avais Ésope quitté Pour être tout à Boccace ; Mais une divinité Veut revoir sur le Parnasse Des fables de ma façon.

Or, d'aller lui dire : Non, Sans quelque valable excuse.

Ce n'est pas comme on en use Avec des Divinités, Surtout quand ce sont de celles Que la qualité de Belles Fait reines des volontés.

Car, afin que Ton le sache, C'est Sillery qui s'attache A vouloir que, de nouveau, Sire loup, sire corbeau.

Chez, moi se parlent en rime.

Qui dit Sillery dit tout :

Peu de gens en leur estime Lui refusent le haut bout ; Gomment le pourrait-on faire?

* Gabrielle-Françoisa Brulard de Sillery, nièce du duc de la Rochefoucauld, l'auteur des Maximes,

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