‹ FablesChapitre 209 sur 343 · L'AVANTAGE DE LA SCIENCE · texte numérisé non relu

L'AVANTAGE DE LA SCIENCE

Entre deux bourgeois d'une ville S'émut jadis un différend :

L'un était pauvre, mais habile, L'autre ricne, mais ignorant.^ Celui-ci sur son concurrent Voulait emporter l'avantage ; Prétendait que tout homme sage Etait tenu de l'honorer.

C'était tout homme sot : car pourc[uoi révérer Des biens dépourvus de mérite?

La raison m'en semble petite.

Mon ami, disait-il souvent

Au savant, Vous vous croyez considérable ; Mais, dites-moi, tenez-vous table?

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