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LIVRE rill. FABLE XX. W

Race que j*ai trop chérie, Tu périras cette fois !

Jupiter ne tarda guère A modérer son transport.

vous, rois, qu'il voulut faire Arbitres de notre sort, Laissez, entre la colère Et Torage qui la suit.

L'intervalle d'une nuit.

Le dieu dont l'aile est légère, Et la langue a des douceurs.

Alla voiries noires sœurs.

A Tisiphone et Mégère Il préféra, ce dit-on, L'impitoyable Alecton.

Ce choix la rendit si fière Qu'elle jura par Pluton Que toute l'engeance humaine Serait bientôt du domaine Des déités de là-bas.

Jupiter n'approuva pas Le serment de l'Euménide.

11 la renvoie ; et pourtant Il lance un foudre à l'instant Sur certain peuple perfide.

Le tonnerre ayant pour guide Le père même de ceux Qu'il menaçait de ses feux, Se contenta de leur crainte ; Il n'embrassa que l'enceinte D'un désert inhabité ; Tout père frappe à côté.

Qu'arriva-t-il ? Notre engeance Prit sur pied cette indulgence.

Tout l'Olympe s'en plaignit ; Et Tassembleur de nuages^

* Jupiter.

ti» LIVRE TUI. FABLE XXI.

Jura le Slyx , et promit

De former d'autres orages :

Ils seraient sîirs. On sourit ;

On lui dit qu'il était père,

Et qu'il laissât pour le mieux

À quelqu'un des autres dieux

D'autres tonnerres à faire.

Vulcain entreprit l'affaire.

Ce dieu remplit ses fourneaux

De deux sortes de carreaux * :

L'un jamais ne se fourvoie ;

Et c'est celui que toujours

L'Olympe en corps nous envoie;

L'autre s'écarte en son cours :

Ce n'est qu^aux monts qu'il en coûte ;

Bien souvent même il se perd ;

Et ce dernier en gîi route

Nous vient du seul Jupiter.

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