‹ FablesChapitre 223 sur 343 · LIVRE VIII, FABLE XXVII. î · texte numérisé non relu

LIVRE VIII, FABLE XXVII. î

Vient à lui, le découd *, meurt vengé sur son corps ; j Et la perdrix le remercie.

Ce.tc part du récit s'adresse au convoiteux : L'avare aura pour lui le reste de l'exemple.

Un loup vit en passant ce spectacle piteux :

Fortune! dit-il, je te promets un temple.

Quatre corps étendus ! que de biens ! mais pourtant Il faut les ménager ; ces rencontres sont rares.

(Ainsi s'excusent les avares.) J'en aurai, dit le loup, pour un mois, pour autant : Un, deux, trois, quatre corps ; ce sont quatre semaines.

Si je sais compter, toutes pleines.

Commençons dans deux jours ; et mangeons cependant La corde de cet arc : il faut que l'on l'ait faite De vrai boyau ; l'odeur me le témoigne assez,

En disant ces mots, il se jette Sur l'arc qui se détend et fait de la sagette* Un nouveau mort : mon loup a les boyaux percés.

Je reviens à mon texte. Il faut que l'on jouisse ; Témoin ces deux gloutons punis d'un sort commun :

La convoitise perdit l'un ;

fc'autre périt par l'avarice.

* Le déchire avec ses défenses.

* Flèche.

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