C2 LIVRE IX. FABLE II
Ce discours ébranla le cœur
De notre imprudent voyageur :
Mais le désir de voir et rhumeur inquiète //emportèrent enfin. U dU . Ne pleurez point ; Trois jours au pk» rendront mon àme salisùàe : Jo reviendrai dans pea oonter de point en point
Mes aventures à muaa frère ; Je le déaeDimierai. Oûeoa \wë ne voit goère >'a gaère à dire aussi. Mon vo^a^ dépeiiit
Vous sera d'm plaisir extréne.
Je dirai : J'étais h ; telle choae m'aoÊà :
Vous y croirez être vousHnéne.
A ces mots, en pleurant, ils se dirent adieu. Le voyageur s'éloigne : et voâà qu'un nuage L'oblige de chercher retraite en quelque heu. Un seul arbre s'offrit, tel encor que l'orage Maltraita le pigeon en dépit du feuillage.
L'air devenu serein, il part tout morfondu.
Sèche du mieux au il peut son corps chargé de pluie ; Dans un champ à l'écart voit du blé répandu, Voit un pigeon auprès : cela lui donne envie ; H y vole, il est pris : ce blé couvrait d'un lacs
Les menteurs et traîtres appâts.
Le lacs était usé ; si bien que, ae son aile, De ses pieds, de son bec, Foiseau le rompt enfin : (juelque plume y périt ; et le pis du destin Fut qu'un certain vautour à la serre cruelle Vit notre malheureux qui, traînant la ficelle Et les morceaux du lacs qui l'avait attrapé,
Semblait un forçat échappé.
Le vautour s'en allait le lier *, guand des nues Fond à son tour un aigle aux ailes étendues.
Le pigeon profita du conflit des voleurs, S'envola, s abattit auprès d'une masure.
Crut pour ce coup que ses malheurs
Finiraient par cette aventure ;
* Terme de fauconnerie pour indiquer l'action de l'oiseau de proie saisisi»ant {>a victime.