G6 LIVRE IX. FABLE V
Oh 1 oh! dit-il, je saigne ! Et que s^rail-ce èmc S* il fût tombé de T arbre une masse plus I
Et que ce gland eut été gourde ?
Dieu ne Fa pas voulu : sans doute il eut ]
J'en vois bien à présent la cause.
En louant Dieu de toute chose Garo retourne à la maison.
U'ÉCOLIEB, t£ PÉDANT ET LE MAITRE D'UN JAUBIN
Certain enfant qui sentait son collège, j^ublement sot et doublement fripon Par le jeune âge et par le privilège Qu'ont les pédants de gâter la raison, Chez un voisin dérobait, ce dit-on, Et fleurs et fruits. Ce voisin, en automne, Des plus beaux dons que nous offre Pomone Avait la fleur, les autres le rebut.
Chaque saison apportait son tribut ; Car au prmtemps il jouissait encore hes plus beaux dons que nous présente Flore.
In jour dans son jardin il yit notre écolier, Qui, ffrirïip»"* sans égards sur un arbre fruitier, Gâtai? jusqu'aux coûtons, douce et frêle espérance, Avant-coureurs des biens que promet l'abondance : Même il ébranchait Parbre, et fit tant à la fin
Que le possesseur da jardin Envoya ft»»^® pl?\nte au maître de la classe. Celui-ci viïï* ^^'^^^ d un cortège d'enfants : Voilà le verger plein de gens
Pires que le F^^^'^fr- Le pédant, de sa grâce, Ac^*^^^™^^ ^" amenant C,5tt«9 jeuiïesse mal instruite :
i^e tout, à ^^. ^, " **' pour faire un châtimeni iui pût «er^'T ^ exemple, et dont toute sa suite Se souvint ^ J?™^^ comme d'nne leçon.
U^essu5 il ^'*^ ^'•^ieet Cicéron, '