LIVRE IX. FABLE XVIII
L'on ne s'en prenait point aux gens du voisinage : Bertrand dérobait tout ; Raton, de son côté, Etait moins attentif aux souris qu'au fromace. Vn jour, au coin du lieu, nos deux maîtres fripons
Regardaient rôtir des muimic.
Les escroqiftHr étaii une très-èonae affaire ; Nos gidante y voyaient double proÊt à faire : Leur bien preinièfienieat, eÉ]^sie mai d*au(rui. Bertrand diiàBatoa i Fcère, ii l»i au|pucd'hui
Que tuûisaesan ooii||tdfl mmlSB. :
TireHBQoi ces marnn». Si Dieu n'aniàftiit nuire
Propre à tirer marrons du êbo.
Certes, marrons verraient beau.
Aussitôt fait que dit : Raton av^ sa patte,
D'une manière délicate.
Ecarte un peu la cendre et retire les doigts,
Puis les reporte à plusieurs fois ; Tire un marron, puis deux, et puis trois en escroque ;
El ce pendant Bertrand les croque, l ne servante vient : adieu mes gens. Raton
K'était '^is content, ce dit-on.
Aussi ne le sont pas la plupart de ces princes Qui, flattés d'un pareil emploi, Vont s'échauder en des provinces Pour le profit de quelque coi.
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