‹ FablesChapitre 291 sur 343 · LIVRE XII. FABLE I · texte numérisé non relu

LIVRE XII. FABLE I

Dortance que ces sujets : les animaux sont les précepteurs des nommes (fans mon ouvrage. Je ne m'étendrai pas davantage làdessus : vous voyez mieux que moi le profit qu'on en peut firer. Si vous vous connaissez maintenant en orateurs et en poètes, vous vous connaîtrez encore mieux quelque jour en bons politiques et en bons généraux d'armée ; cl vous vous tromperez aussi peu au choix des personnes qu'nu mérite des actions. Je ne suis pas d'un âge à espérer d'en cire témoin. Il faut que je me contente de travailler sous vos ordres. L'envie de vous plaire me tiendra lieu d'ime imagination que les ans ont afraiblie : quand vous souhaiterez quelque fable, je la trouverai dans ce fonds-là. Je voudrais bien que vous y pussiez trouver des louanges dignes du monarque qui fait maintenant le destin de tant de peuples cl de nattons, et qui rend toutes les parties du monde attentives à ses conquêtes, à ses victoires cl à la paix qui semble se rapprocher, et dont il impose les conditions avec toute la modération que peuvent souhaiter

qu'il va tenir tous les états de l'univers, en obligeant les ministres de tant de princes de s'assembler pour terminer une guerre qui ne peut être que ruineuse à leurs maîtres. Ce sont des sujets au-dessus de nos paroles : je les laisse à de meilleures plumes que la mienne, et suis avec un profon't respect,

Monseigneur,

Votre très-humble, tr^^'s-obéissan' et très-fidèle serviteur,

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