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LA CHAUVE-S^OURIS, LE BUISSON ET LE CAKARD

Le buisson, le canard et la chauve-souris.

Voyant tous trois qu'en leur pays

Ils faisaient petite fortune, Vont trafiquer au loin, et font bourse commune Ils avaient des comptoirs, des facteurs, des agents

Non moins soigneux qu'intelligents.

Des registres exacts de mise * et de recette.

Tout allait bien ; quand leur emplette.

En passant par certains endroits

Remplis d'ecueils et fort étroits.

Et de trajet très-difficile.

Alla tout emballée au fond des magasins •

Qui du Tartare sont voisins.

Notre trio poussa maint regret inutile ;

Ou plutôt il n'en poussa point :

Le plus petit marchand est savant sur ce point . Pour sauver son crédit, il faut cacher sa perte. Celle que, par malheur, nos gens avaient soufferte Ne put se réparer : le cas fut découvert.

Les voilà sans crédit, sans argent, sans ressource.

Prêts à porter le bonnet vert'.

Aucun ne leur ouvrit sa bourse.

' Plus rien à manger.

* Dé]^ense.

■ Prêts à faire faillite. Le bonnet vert était la ooiffare imposée autrefois aux débiteurs insolvables

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