LIVRE XII. FABLE YUI
Et le sort principal *, et les gros intérêts,
Et les sergents, et les procès,
Et le créancier à la porte
Dès devant la pointe du jour, :N'occupaient le trio qu'à chercher maint détour
Pour contenter cette cohorte.
Le buisson accrochait les passants à tous coups. Messieurs, leur disait-il, de grâce, apprenez-nous
En quel lieu sont les marchandises
Que certains gouffres nous ont prises.
Le plongeon sous les eaux s'en allait les chercher. L'oiseau chauve-souris n'osait plus approcher
Pendant le jour nulle demeure :
Suivi de sergents à toute heure,
En des trous il s'allait cacher.
Je connais maint detteur*, qui n'est ni souris-chauve, Ni buisson, ni canard, ni dans tel cas tombé. Mais simple grand seigneur, qui tous les jours se sauve Par un escalier dérobé.
YllI
LA QUERELLE DES CHIJEN8 ET DES CHATS, ET CELLE ÛES CHATS ET DES SOUFtIS
La discorde a toujours ré^nadans l'univers , Notre monde en fournit mille exemples divers : Chez nous i»tte déesse a plus d'un tributaire.
,. Commençons par les éléments : Vous serez étonnés de voir qu'à tous moments
Ils seront appointés contraire.
Outre ces quatre potentats ',
Combien d'êtres ae tous états
Se font une guerre éternelle !
Autrefois un logis plein de chiens et de chats. Par cent arrêts rendus en forme solennelle,
Vit terminer tous leurs débats.
* Le capitaL
* Débiteur.
"L'eau, l'air, la terre, et l9 feu.