LIVRE XII. FABLE XXTIII
L'on neVe peut qu'aux lieCLc pleins de tranquîllitô > Chercher ailleurs ce bien est une erreur extrême.
Troublez l'eau : vous y voyei-vous?
Agitez celle-ci. — Gomment nous Terrions-fums?
La vase est un épais nuage Qu'aux effets du crisûd nous venons d'opposer. Mes frères, dit le saint, lais8ez-4a reposer.
Vous verrez alors votre image.
Pour vous mieux eontempler, demeurez au désert.
Ainsi parla le solitaire.
11 fut cru, Ion suivit ce conseil salutaire.
Ce n'est pas (ju'un emploi ne doive être souffert.
Puisqu'on plaide et qu on meurt, et qu'on devient malade,
11 faut des médecins, il faut des avocats :
€es secours, grâce à Dieu, ne nous manqueront pas .
Les honneurs et le ^ain, tout me le persuade.
Cependant on s oublie en ces communs besoins.
vous, dont le public emporte tous les soi&s,
Magistrats, princes et ministres, Vous que doivent troubler mille accidents sinistres. Que le malheur abat, (jue le bonheur corrompt. Vous nç vous voyez point, vous ne voyez personne. Si quelque bon moment à ces pensers vous donne
Quelque flatteur vous interrompt.
Cette leçon sera la fin de ces ouvrages :
Puisse-t-elle être utile aux siècles à venir ! Je la présente aux rois, je la propose aux sages : Par où saurais-je mieux finir?
FIN DES rABLE:>.
/iriAAAAAAAAAAAAAAruiriAAAIVUlIVirLnAAAAAA/