‹ FablesChapitre 51 sur 343 · LE LION ET L'ANE CHASSANT · texte numérisé non relu

LE LION ET L'ANE CHASSANT

Le roi des animaux se mit un jour en tête

De çiboyer : il célébrait sa fête.

Le gibier du lion, ce ne sont pas moineaux, Mais beaux et bons sangliers, daims et cerfs bons et beaux*

Pour réussir dans cette affaire,

Il se servit du ministère

De Tâne à la voix de Stentor.

L'âne à roesser lion fit office de cor.

* Poiinrus de b:tons.

Le lion le posta, le couvrit de ramée, Lui commanda de braire, assuré qu'à ce son Les moins intimidés fuiraient de leur maison. Leur troupe n'était pas encore accoutumée

A la tempête, de saTok ; L'air en retentissait .d'tin bruit ^KHivantable : La frajeur saisissait les hôtes de ces bois ; Tous fuyaient, tous tombaient au piège inévitable

Où les attendait le lion.

N'ai-je pas bien servi dans cette occasion ?

Dit l'âne en se donnant tout l'honneur de la chasse. Oui, reprit le lion, c'est bravement crié :

Si je ne connaissais ta personne et ta race,

J'en serais moi-même effrayé.

L'àfie, s'il M osé, se fût mis en colère, Encor ^u'on le raillât avec juste raison ; Car qui pourrait souffrir un âne fanfaron ?

Ce n'est pas là leur caractère.

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