‹ FablesChapitre 63 sur 343 · LIVRE III. FABLE IX · texte numérisé non relu

LIVRE III. FABLE IX

Travaille à demeurer, voilà sa toile ourdie.

Voilà des moucherons de pris.

Une servante vient balayer tout l'ouvrjige.

Autre toile tissue, autre coup de balai.

Le pauvre bestion tous les jours déménage.

Ënfm, après un vain essai, Il va trouver la goutte. Elle était en campagne,

Plus malheureuse mille fois

Que la plus malheureuse aragne.

Son hôte la menait tantôt fendre du bois, Tantôt fouir, houer * : goutte bien tracassée

Est, dit-on, à demi pansée.

Oh ! je ne saurais plus, dit-elle, y résister. Changeons, ma sœur Taragne. Et l'autre d'écouter Elle la prend au mot, se glisse en la cabane : Point de coup de balai qui l'oblige à changer. La goutte, d autre part, va tout droit se loger

Chez un prélat, qu'elle condamne

À jamais du lit ne bouger. \

Cataplasmes, Dieu sait 1 Les gens n'ont point de honte *!

De faire aller toujours le mal de pis en pis. L'une et l'autre trouva de la sorte son compte. Et fit très-sagement de changer de logis.

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