‹ FablesChapitre 75 sur 343 · UVRE IV. FABLE III · texte numérisé non relu

UVRE IV. FABLE III

Non plus berger ea did', comme il étant jadis

Quand ses jpropres montons paismeot sûr le rivage ; ' Celiii ou 8 éUA wCorjdon ou Tircis»

M Fieertt, cA lîen dbvantage.

Âtt iMot de qadqBe temps û fit quelques profits,

BadMta des bêles à laine ; Et-comaie un jour les vents, retenant leur baleine, Lnfisaient paînblaM»t aborder les vaisseaux : V«w voulez de Targeat, ô mesdames les Eaux !

Dit-il, adressez-vous, je vous j^rie, à quelque autre :

Ma foi vous n aurez pas le noire.

Ceci n'est pas mi conte à plaisir inveolé.

Je me sers de la venté

Pour mMirer, par expérience,

Qu'un sou, quand il est assuré,

Vaut mieux que cinq en espérance ; Qu'il se faut se contenter de sa condition ; Qu'aux £onseils de la mer et de l'ambition

Nous devons fermer les oreilles.

Pour \m qui s'en louera, dix mille s'en plaindront.

La mer promet monts et merveilles :

Fiez-vous-y ; les vents et les voleurs viendront.

LA MOUCHE ET LA FOURMt

Le moucbe et la fourmi contestaient de leur prix.

Jupiter ! dit la première, Faut-il que Tamour-propre aveugle les esprits

D'une si terrible manière.

Qu'un vil et rampant animal A la fille de l'air ose se dire ^al !

Je hante les palais, je m*assieds à ta table : Si l'on t'immole un bœuf, j'en goûte devant toi ; Pendant que celle-ci, chétive et misérable, Vit trois jours d'un fétu qu'dle a traîné chez soi.

Mais, ma mignonne, dites-moi,

Vous campez-vous jamais sur la tète d'un roi, D'un empereur ou d'une belle?

Je le fais, et je baise un beau sein quand je veux ; • Je me joue 'entre des cheveux ;

Je rehausse d'un teint la blancheur naturelle ;

Et la dernière main que met à sa beauté Une femme allant en conquête,

C'est un ajustement des mouches emprunté.

Puis allez-moi rompre la tête De vos greniers. — Avez-vous dit ?

Lui répliqua la ménagère.

Vous hantez les palais ; mais on vous y maudit. Et quant à goûter la première De ce qu'on sert devant les dieux, Croyez-vous qu'il en vaille mieux?

Si vous entrez partout, aussi font les profanes.

Sur la tête des rois et sur celle des ânes

Vous allez vous planter ; je n'en disconviens pas, Et je sais que d'un prompt trépas

Cette importunité bien souvent est punie.

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