‹ FablesChapitre 76 sur 343 · LIVRE IV. FACLE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV. FACLE IV

Certain ajustement, dites-vous, rend jolie ;

J'en conviens : il est noir ainsi que vous et moi.

Je veux qu'il ait nom moucî:e : est-ce un sujet pour quoi

Vous fassiez sonner vos mérites?

Nonmie-t-ou pas aussi mouches les parasites?

Cessez donc de tenir un langage si vain :

N'ayez plus ces hautes pensées.

Les mouches de cour sont chassées ; Les mouchards sont pendus, et vous mourrez de faim,

De froid, de langueur, de misère, Quand Phœbus ré-*nera sur un autre hémisphère. Alors je jouirai du fruit de mes travaux :

Je n'irai, par monts ni par vaux,

M'exposer au vent, à la pluie ;

Je vivrai sans mélancolie :

Le soin que j'aurai pris de soins m'exemptera.

Je vous enseignerai par là .

Ce que c'est qu'une fausse ou véritable gloire. Adieu ; Je perds le temps : laissez-moi travailler ;

Ni mon grenier, ni mon armoire

Ne se remplit à babiller.

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