‹ Fables (volume 2)Chapitre 1 sur 136 · II NOTE DES EDITEURS · texte numérisé non relu

II NOTE DES EDITEURS

Quant au portrait, nous avons choisi celui qui est incontestablement le meilleur, et qui a été dessiné par Villers et gravé par Gaucher.

La seule édition des Fables qui ait paru du vivant de Florian, mort en 1794, est celle qu'a publiée Didot en i'793, dans le format in-12, avec des figures assez insignifiantes de Flouest et le portrait gravé par Gaucher. Elle a été réimprimée page pour page sous la même date ; mais l'on préfère la première impression, meilleure et plus correcte, et c'est celle-là que nous avons suivie.

Il n'est pas toujours facile de distmguer ces deux éditions l'une de l'autre. On reconnaît néanmoins la première , comme l'indique M. de Montaiglon dans sa préface des Fables de Florian j publiées chez Rouquette en 1882, à ce que les mots Histoire nat. terminent la première ligne de la note placée sous la fable de la Sarigue, page 67, tandis que dans l'autre édition, Hist. est à la fin de la première ligne, et nat. au commencement de la seconde.

Douze fables ont paru après la mort de Florian , dont dix publiées en 1802 par Jauffret , dans des œuvres posthumes, et deux {l'Aigle et la Fourmi et les Deux Sœurs) dans le tome IV des œuvres inédites recueillies par Pixérécourt (Paris, BouUand, 1824, in-12). En général, on les a distribuées, assez arbitrairement, entre les cinq livres : nous avons préféré les donner en appendice.

M. Honoré Bonhomme, qui a déjà publié, dans notre collection des Petits Chefs-d'œuvre , les mémoires de Florian, connus sous le titre de Mémoires d'un jeune Espagnol, nous était naturellement désigné pour la préface de notre édition des Fables. On lira avec grand plaisir, nous en sommes convaincus, son intéressant travail, qui contient sur Florian quelques détails inédits.

De même que le fils d'un père illustre conquiert difficilement le rang véritablement dû à son mérite, ainsi Florian, qui, dans le domaine de la Fable, procède de La Fontaine, a quelque peu souffert de la comparaison avec son trop célèbre devancier. Ses Fables, dont plusieurs pourraient être signées du Bonhomme, n'ont pas toujours obtenu, dans les

NOTE DES EDITEURS m

préférences des lettrés, la place dont elles étaient dignes. Mais une heureuse réaction s'est produite depuis quelque temps en leur faveur, et nous en avons eu la preuve dans les demandes assez fréquentes de personnes qui nous ont manifesté le désir de les voir figurer dans l'une de nos collections. Nous avons donc tout lieu de penser que la présente édition arrive en son temps, trop heureux si elle peut contribuer à remettre complètement en honneur le second fabuliste français.

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