XX. LES PÊCHEURS
Quoi, paresseux, tu dors encore !
Et bientôt le soleil va monter dans les cieux. Vois comme sur la mer les rayons de Taurore Teignent de pourpre et d'or les flots silencieux. Alerte ! du matin déjà pâlit Tétoile, La brise caressante enfle à demi la voile.
Le pêche sera bonne, enfant ; ouvre les yeux. Pousse la barque en mor, le temps est précieux. — Mon père, oh»! que ta wix m'a tiré d'un beau rêve 1 Je veux te le conter, écoute : Je révais
Qu'assis près do toi sur la grève.
D'un regard distrait je suivais
Ma ligne qui flottait sur l'ondo.
Le liège tout à coup s'enfonce ; un gros poisson,
Qui s'était pris à l'hameçon,