‹ FablesChapitre 119 sur 172 · III. LA BOUTEILLE VIDE · texte numérisé non relu

III. LA BOUTEILLE VIDE

Un valet, emportant une bouteille vide.

Qui, débris d'un riche banquet,

Répandait à la ronde encore un doux bouquet,

Tint longtemps le goulot sous sa narine avide.

« noble vin, dit-il, ô nectar parfumé!

Je me délecte et je m'enivre,

Rien qu'à l'odeur du vase où tu fus enfermé. »

Quand l'auteur a cessé de vivre, Son âme embaume encor les pages de son livre.

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