‹ FablesChapitre 118 sur 172 · LIVRE V · texte numérisé non relu

LIVRE V

S'est retrouvé dans le turbot :

Oh ! ton bonheur est sans limite ! »

— « Entre nous rompons tout lien, S*écrie alors l'Égyptien, Je quitte à l'instant ta demeure :

Les dieux veulent ta perte ;-et moi, Je crains de périr avec toi. »

Il dit, et s'embarque sur l'heure.

On en rit. L'an se passe en fêtes. Mais alors Le satrape Orotès survient. Et ce barbare, D'une franche amitié montrant tous les dehors, Attire Polycrate en un piège ; il s'empare

De son île et de ses trésors ; Pour l'anneau, dédaignant de le porter lui-même, Il le suspend au cou d'une esclave qu'il aime ;

Puis enfin il fait mettre en croix Celui qui s'était dit le plus heureux des rois.

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