‹ FablesChapitre 124 sur 172 · UL ARISTOTE ET LE MAUVAIS PLAISANT · texte numérisé non relu

UL ARISTOTE ET LE MAUVAIS PLAISANT

A LA SOCIÉTÉ d'acclimatation.

Au nombre des riches tributs Qu'Alexandre le Grand, des rives de l'Indus, Faisait passer aux Grecs, comme un royal hommage, Se trouvaient plusieurs paons, dont le brillant plumage, La queue éblouissante et le port gracieux,

Des assistants charmaient les yeux ;

Quand un de ces esprits moroses

Qui s'efforcent, en toutes choses.

De trouver le mauvais côté.

Dit soudain, d'un air dépité :

« J'avais cru, — méprise profonde! — Qu'avec tant de soldats, avec tant de vaisseaux, Notre puissant monarque allait, au bout du monde, ('.enquérir des États, et non pas des oiseaux. » Un sourire moqueur termina sa boutade.

Aristote fort sagement

Répondit au censeur maussade :

« Vous raillez sans raison. Selon mon jugement, La conquête du paon n'est pas si méprisable :

Page 1