‹ FablesChapitre 129 sur 172 · LIVRE V · texte numérisé non relu

LIVRE V

La matière à mon sein fut prise, A Tœuvre n'ai-je pas des droits ?

Mais que le Destin nous instruise, Et qu'il prononce entre nous trois.

Le Destin, consultant son livre, Dit : « Écoutez ce qu'il prescrit :

Quand Tenfant cessera de vivre, Jupiter reprendra l'esprit ;

La matière à tes flancs ravie Te reviendra seule à sa mort, Cybèle ; et toi, durant sa vie.

Souci, tu régleras son sort.

De cet enfant né pour la peine Jusqu'au tombeau guide les pas :

Un nœud triste et doux vous enchaîne Qui, lui vivant, ne rompra pas. »

L'homme ainsi, — car, on le devine.

C'est de lui qu'il s'agit ici, — Appartient par son origine Au ciel, à la terre, au souci.

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