LIVRE V. ni
Qui, plus transparente et plus belle, Houle des perles dans son lit.
LA MÈRE
C'est pour toi que la fleur vermeille Ouvre son calice embaumé.
Pour toi que butine l'abeille.
Que bondit l'agneau bien-aimé.
Les fleurs du pommier sont tombées, Et bientôt, enfant, tu pourras Aux branches par le fruit courbées Atteindre avec tes petits bras.
l'ange.
Ne regrette rien de ce monde.
Séjour du crime et des douleurs ; Le vice, de sa bave immonde, Y flétrit les fruits et les fleurs.
Loin de ce vil globe de fange.
Viens, des cieux prenons le chemin :
Comme nous tu seras un ange , Étoile au front, palme à la main.
l'enfap^t, s* éveillant.
Non, je reste auprès de ma mère :
Vois, des pleurs roulent dans ses yeux.
Sa douleur serait trop amère, Si je te suivais dans les cieux.