‹ FablesChapitre 143 sur 172 · LIVRE V · texte numérisé non relu

LIVRE V

De vos radoteuses grand'mères?

Les vents soufflent partout, partout sévit le froid.

Croyez-m*en, cherchez un asile

Dans les granges, dans les greniers, Et vivez, comme nous, aux dépens des fermiers. Sans tenter follement une fuite inutile. »

Ce moineau dissertait en orateur habile, Mais on le laissa dire ; et vers de nouveaux cieux La troupe s'élançant d'un vol audacieux, Dès Taurore suivante, au terme du voyage, De TAfrique en chantant saluait le rivage.

Quand d'une autre patrie entretenant nos cœurs. Une divine voix nous soutient, nous console,

Croyons-en sa sainte parole.

Plutôt que les discours des sophistes moqueurs.

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