XXV. LA CIGALE ET LE HIBOU
Mon foyer pétille, La pléiade brille De vives couleurs ; Lajbise glacée Peint sur ma croisée Feuillages et fleurs.
Comme un vrai poëte, Aimant la retraite
Et content de peu, Le grillon qu'éveille La flamme vermeilke, Chante au coin du feu.
Sa gaîté m'excite, Son refrain m'invite A chanter aussi.
Rimons une fable ; Petit hôte aimable, Écoute ceci :
Dans le voisinage D'un riant bocage, Une de tes sœurs, Cigale innocente.
De sa voix perçante, Chantait sous les fleurs.
Un hibou morose.
Qui le jour repose Et veille la nuit, Dans la tige creuse D'une antique yeuse Avait son réduit.
Or, dès qu'il sommeille.
L'autre le réveille Par son cri joyeux.
A cette importune Il garde rancune.
En attendant mieux.