‹ FablesChapitre 20 sur 172 · XVIL LA VIPÈRE ET L'ABEILLE · texte numérisé non relu

XVIL LA VIPÈRE ET L'ABEILLE

La perfide vipère et l'abeille paisible Au suc des mêmes 'fleurs puisent, chaque matin ; Mais, suivant leur instinct bienfaisant ou nuisible. L'une en tire du miel, et l'autre du venin.

Tels on voit des talents ou des dons du génie Paul faire un bon emploi, Pierre un coupable abus L'esprit que l'un distille en noire calomnie. L'autre en fait le parfum de ses douces vertus.

Aux poisons de l'envie et de la médisance,

De ton cœur, jeune ami, ferme à jamais l'accès ;

Page 1