‹ FablesChapitre 27 sur 172 · XXII. IJiOT DE CONFUCIUS · texte numérisé non relu

XXII. IJiOT DE CONFUCIUS

Avec deux compagnons je voyageais un jour, (Disait Confucius, ce Socrate d'Asie), L'un était un méchant, âme au vice endurcie ; L'autre, un homme de bien, pieux et sans détour. Chacun d'eux fut pour moi comme un maître à son tour. J'étais bien jeune encor ; mais dans mon cœur novice Le fruit de leurs leçons n'a pas été perdu :

L'un me fît aimer la vertu,

L'autre me fit haïr le vice.

Ce mot a du charme à mes yeux, Du sage de la Chine il peint bien le génie ; Mais n*en concluons pas que des geijB vicieux Tous puissent sans péril hanter la compagnie :

A suivre ses mauvais penchants Par Texemple d*autrui la foiilé est entraînée ;

Seule une âme forte et bien née Gagne et s*épure encore au contact des méchants.

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