‹ FablesChapitre 28 sur 172 · XXIII. LA TROUVAILLE · texte numérisé non relu

XXIII. LA TROUVAILLE

Un voyageur français, qui s'était égaré

Dans les sables de la Lybie, Brisé par la fatii^ue et de soif dévoré,

Enfin près de perdre la vie, Arriva près d*un puits dont le bord entouré

De sycomores, de platanes,

Servait de halte aux caravanes.

Quand il 8*y fut désaltéré, Ne voyant pas de fruits sur les branches voisines,

A terre il chercha des racines ; Mais voilà que dans l'herbe il trouve, en se baissant, Un petit sac de cuir ; il le tâte, il y sent Des dattes, semble-tr-il, ou bien des avelines.

« C'est, dit-il, un mince régal, Et je m'arrangerais d'un repas moins frugal ;

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