IX. LE PAUVRE ET SON CHIEN
Un pauvre avait un chien, son compagnon fidèie. Médor, depuis dix ans, mangeait dans son écuelle, Tout le jour, le suivait par la ville, et la nuit, Sur la paille à ses pieds, dormait dans son réduit. De Médor, par hasard, un bourgeois eut envie. « Vends-moi ton chien, Tami, je te le paîrai bien. — Jamais. — Voici de l'or. — Non, monsieur, sur ma vie l Eh ! qui donc m'aimera, si je n'ai plus mon chien ? » ;