XIV. JUPITER ET APOLLON
Contre Apollon, dieu de la poésie, Jupiter eut un jour l'étrange fantaisie
Do disputer le prix du chant.
Tous les dieux de l'Olympe aussitôt s'approchant Autour d'eux prennent place, auguste aéropage I On devine aisément quel fut le résultat
De ce trop inégal combat.
Toutefois Jupiter, qua j'aurais cru plus sage,
Voulut avoir l'avis des dieux.
Tous se taisaient. Minerve osa seule lui dire : « Reprends ta foudre en main, puissant maître des cieux,
Et qu'Apollon g^de sa lyre. »
Tenons-nous au métier que nous connaissons bien ; C'est l'avis de Minerve, et c'est aussi le mien.