‹ FablesChapitre 57 sur 172 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

Hop ! hop ! mais quoi, déjà tu ralentis ton pas 1

Je crois vraiment, maudite bête, Que devant ce bouchon tu voudrais... Oh ! non pas,

Une lieue est à peine faite, En avant ! en avant ! et gagne^ton repas.

Ah ! tu veux en faire à ta tète 1 J'ai de la tète aussi ; tu trotteras, morbleu !

Sinon, je te fais voir beau jeu I »

Mais, hélas I c'est en vain que notre homme se fâche ;

Coups d'éperon, coups de cravache N'y font rien : l'animal, qui ne veut plus marcher, Au milieu du chemin fmit par se coucher.

Et le voyageur rendu sage.

Tout froissé de sa chute et presque estropié. Laissant la triste rosse au plus prochain village.

Acheva son voyage à pied.

Que de gens pleins d'ardeur se mettent à l'ouvrage, Qui bientôt épuisés s'arrêtent tout à coup !

Bien débuter sans doute est d'un heureux présage. Mais le point important, c'est d'aller jusqu'au bout.

Qu'un doux repos succède au travail assidu :

Rompez la digue, eofanls, los pnSe ont aseez bu.

Page 1