‹ FablesChapitre 58 sur 172 · DU LIVRE III · texte numérisé non relu

DU LIVRE III

1 Des fables, m'a-l-on dilt Quiltoï ce genre usé. Loin des sentiers battus dirigeant votre course,

Allez puiser à quelque source

Où nul avant vous n'ait puisé. •

Pour tout autre que moi peut-être

Ce conseil serait excellent; Moi, je vous m'en tenir à ce qu'a dit le maître.

Et ne point forcer mon talent.

Commo ces passereaux, hôles de nos demeures.

Je ne saurais voler ni bien loin, ni bien haut, Et, blotti dans lo nid où je me tiens au chaud. Je crains le vent, la pluie, et ne sors qu'à mes heures. J'ai vu l'aile manquer à plus d'un imprudent;

De peur d'un pareil accident, Je ne tenterai pas l*essor qu'on me conseille. J'aurai moins de lecteurs» me dit-on ; à demi

Je m'en console, si j'évdlle Le sentiment du beau dans leurs cœurs endormi. Et si de chacun d'eux je me fais un ami.

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