XXIII. LE CHEVAL ET L'ANE
L'œil en feu, les naseaux fumants, les crins au vent,
Un cheval dévorait l'espace.
Quand, sous son pied rapide un caillou se trouvant. L'équilibre lui manque, il tombe sur la place.
Un âne, s'étant approché.
Le raille de sa chute et dit : « Sur ma parole,
Dans los sentiers pierreux bien souvent j'ai marché,
Et jamais mon pied n*a bronché.
— Je te crois aisément, baudet à tôte folle,
Répondit le coursier fâché.
Mais n'eii sois pas trop fier ; tu te traînes, je vole ; Il est plus glorieux de tomber comme moi.
Que de marcher toujours d'un pas sûr comme toi. »