‹ Fables [microforme] (volume 2)Chapitre 14 sur 109 · LÉ CHÊNE ET LE POMMIER · texte numérisé non relu

LÉ CHÊNE ET LE POMMIER

Dans un champ, tout auprès de mon humble village, Un chêne déjà grand étalait son feuillage Avec un orgueil mal caché, Il était beau, c’est vrai ; l’on recherchait son ombre ; Mais sur les petits son front sombre Jamais ne s'était penché,

Un jour un pommier eut l'audace

De pousser près de Lui :

Peut-être comptait-1! un peu sur son apput.

Il fut bien mal venu :

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— Bois d’une vile race, Lui cria le chêne offenseé, Comment as-tu jamais pensé À venir dans mon voisinage ?

Ne vois-tu pas, mon pauvre ami, Que ta place est parmi

Les vilains arbres de ton Âge ?

— Vous êtes grand, dit le pommier, Je le reconnais le premier,

Vous avez une belle écoree

Et plus de sève ct piits de tor cc Que nous, les frêles arbrisseaux ; Vous ne produisez, tout de même, Qu'un fruit d’une amertume extrême

Que l’on jette aux poureeaux.

Comme le chêne acerbe “sur ses rameaux verts, Toute âme superbe

N'a que des fruits amers.

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