‹ Fables [microforme] (volume 2)Chapitre 32 sur 109 · Ÿ FA · texte numérisé non relu

Ÿ FA

Mon or si précieux tu me l'as, en cachette, Changé pour des jetons que personne n’achète ? Sur des pièces de cuivre, hélas ! infortuné, Comme devant l'or vrai je me suis prosterné!

J'en mourrai de honte et de peine !..

Oh ! laisse-moi… Ma fin aurait été sereine, Ingrat neveu, sans toi.

Lorsque l’on se fait vieux l'on croit quitter le vice Et c’est le vice qui nous fuit:

Le passion qui dort n’est que de l’artifice ;

Elle porte au réveil toujours le même fruit.

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