‹ Fables [microforme] (volume 2)Chapitre 57 sur 109 · LE RENARD PRUDENT · texte numérisé non relu

LE RENARD PRUDENT

Compère l'ours, un jour, écrivit une lettre À son voisin le renard.

C'était pour un diner.... Il n’y voulait admettre Que le convive libre, aimable, goguenard.

On allait faire ripaille..

Pas d'eau, du vin... à flots ! Puis un bœuf d’une taille... Tout était prêt déjà : chaudière, bœuf et feu. Allait-on s'amuser un peu !

Le renard accourut, Il faut bien qu'on le dise, T

: Pour lui c'est un péché mignon Que le péché de gourmandise.

Mais quand il vit de loin son rusé compagnon Prendre pour le fricot une étroite chaudière, Il se dit :

— Ce n’est pas assez grand pour un veau ; Ca sent la trahison. Retournons de nouveau A notre renardière.

Pour n'être point dujés voyez toujours, d’abord, Si paroles et faits se trouvent bien d'accord.

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