LE LOUP ET LES DEUX BASSETS
Deux bassets, descendant de la même lignée, Trottinaient le nez bas, la mine reckignée, « À travers bois et champs pour chasser le blaireau. . Ils venaient d’en laisser plus d’un sur le carreau, Quand un loup accourut, criant :
—Je me fais gloire De vous croquer tous deux en deux coups de mâchoire, Oui, tous deux!
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—Montrez-donc, maître loup, votre museau hideux, Répondirent les chiens de chasse, :
En s’élançant avec audace Vers l’habitant des bois.
Lorsque le loup les vit s’élancer à la fois, Il se dit :
—Songeons à la force Qu'ils trouvent dans leur union, Et changeons notre plan. Sous une rude écorce Xl vaut mieux sembler doux. C’est notre opinion.
—Je connais ta valeur, elle est incontestable Et j'ai regret de mon emportement,— Affirme-t-il bientôt, avec serment,
A celui des bassets qui parait plus traitable,
Mais laisse-moi donner, reprend-il sans façon,
Une bonne lecon
Au ral appris qui 1'a jadis fait une injure.
Ce sera court, je te le jure.
Le caniche vanté s’éloigna quelque peu, L'autre fut dévoré malgré tout son courage.