‹ Fables [microforme] (volume 2)Chapitre 69 sur 109 · LES DEUX VOISINES ET LA MORT · texte numérisé non relu

LES DEUX VOISINES ET LA MORT

Deux voisines causaient. C’est bien dans la coutume. Ce qui le serait peu—du moius je le présume Et je le dis tout bas— Serait d’en trouver deux qui ne causeraient pas. L'une des deux se trouvait aise De son humble destin, S'efforçait de prouver sa thèse Et perdait son latin ; L'autre, tout au contraære, Ne voyait pas commen On pouvait décemment

Dans un monde pareil un instant se complaire. Elle en avait bien trop goûté |

—La belle chose, en vérité,

Disait-elle, qu’une existence A faire pénitence.

Pour ceux qui près de vous nagent dans les plaisirs !

L'objet de mes désirs, C’est la mort; qu’elle vienne !

Je suis bonne chrétienne,

Mais je suis lasse de souffrir.

La mort entra soudain.

—Je viens pour vous offrir Mes humbles services, Dit-elle, et finir vos supplices.

— Madame la mort, S'écria la femme chagrine,

Prenez donc m: voisine Tout d’abord !.….

ME mer rm mn phrvcia pure nn mnt gén ti mn mr din sampét mme ni srrampmenains

Quelque triste que soit de nos jours le poème,

Quelque soit le bonheur que l'on espère aux cieux, On aime toujours mieux

Voir mourir ses voisins que de mourir soi-même.

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