LE RENARD ET L'OMBRE DES :PRIGEONS
Un renard un peu sot,—il en est de lespèes, — Etait, un jour, sorti-des:bois Aux abois, ” Ne trouvant plus la moindre pièce De gibier.
Il s'en allait revoir un joyeux colombier Qu'il avait aperçu jadis dans une course. .
C'était sa dernière ressource.
Il courait fort ; il avait faim.
Il arrivait enfin, Quand à la porte d’une étable, Il vit un vieux coq qui chantait.
— C'est un mets, se dit-il, qui me semble acceptable, Et naguère on s’en contentait :
Croquons-le tout d’abord et les pigeons ensuite.
Dire et faire c’est deux, même pour an renard. Le vieux coq suspendit son couplet goguenard Et prit la fuite.
Le renard le suivit, Et je crois qu’il allait l’atteindre, Quaad tout à coup, il vit Sur le neige se peindre Le vol rapide des pigeons.
Aveuglé par la joie, Il quitte alors sa proie.
—Quel dîner nous nous ménageons ! Se dit-il en lui-mêm en courant après l'ombre. Ce vieux coq n'avait rien que la plume et la voix! Parlez-moi des pigeons ! ça pèse et ça fait nombre. Je n'en aurai jamais autant pris à le fois 1...
Nous faisons du renard la sottise suprême Lorsque, les yeux fixés sur le monde trompeur, Nous prenons l'ombre du bonheur Pour le bonheur lui-même,
le,