‹ Fables [microforme] (volume 2)Chapitre 86 sur 109 · LE RENARD ET LE LIÈVRE · texte numérisé non relu

LE RENARD ET LE LIÈVRE

, —Sauve-toi ! sauve-toi ! cours donc, stupide lièvre! Oh! quelle bonne peur !...

Je te donne la fièvre Et te fais rudement secouer ta torj:eur!

On me le disait bien que tu n'étais pas brave, Et que la fuite était ton jeu Quand le danger devenait grave, Mais je croyais, vraiment, que l’on mentait un peu.

Ainsi mattre renard, tout fier de sa vuillance,

Injuriait un lièvre en le suivant de près. | Le lièvre répondit : j

— Je sais ta malveillance, Mais je ne te fuis point exprès ; La peur qui me tourmente Vient du loup affamé qui court derrière toi.

— Un loup? fait le renard dont la vitesse augmente, O lièvre, mon ami, Va moins vite, attends-moi.

* me

Un DolicQu fort souvent + vous méprise, on, se vante ; 11 feint de tout braver, puis un rien l'épouvante.

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