LES DEUX RUISSEAUX ET LE ROCHER
Deux ruisseaux, sortis d’une même source,
S'en allaient gatment à travers les prés.
Nul obstacle, d’abord, ne dérangea leur course : Ils arrosàrent loin et les trèfles pourprés, Et ex blés et le pâturage,
Tout en causant dans ce charmant langage Qu'on appels murmure et qu'on ne comprend pas. Tout à coup devant eux un fier rocher se dresse Et leur dit rudement :
— Par quelle maladresse S'égarent donc ici vos pas ?
S1 Et Vo
un des Pour se per
L'autre
Jou devint O
berçaiï
DCHER.
)liTrce, >OUTSe :
ugage 1prend pas.
se dresse
ladresse
Prenez une autre route, Si vous voulez encor marcher Et ne pas voir goutte après goutte Votre onde ici se dessécher,
un des ruisseaux partit, décrivant mille courbes Pour éviter le colosse ombrageux, se perdit bientôt sous les joncs et les tourbes D'un marais fangeux ; L'autre resta; puis, lentement ses ondes Jouvrirent le flanc du rocher.
devint un beau lac où les étoiles blondes, Où la barque du nocher berçaient mollement. Or, un jour, de la cime Il bondit de l’autre côté, Jetant un voile sublime Sur l'obstacle dompté.
voici la morale, eile n’est pas bien neuve :
ui-là devient grand qui surmonte l'épreuve.