LE CARCAJOU
Quand les cristaux de la gelée Eurent fleuri les eaux au foud de la vallée, Que l'hiver fut venu, le maître de nos bois, L’ours, qui vit sans manger durant plusieurs longs mois, Dormit en attendant le départ de la neige.
Ne dites rien, c'était son privilége.
Alors un carcajou s’empura du pouvoir, Il le fit aussitôt savoir A tous les anbnaux de la forêt nrofonde,
“ Tout Qui ve Sera le
Et tou P
(’étaie
longs mois,
—C'est sur le droit, dit-il, que mon pouvoir se fonde : Après l'ours le plus fort, c'est moi. Jusqu'au printemps, L'on m'obéïra donc par amour ou par crainte.
Après un certain temps,
Comme il entendit quelque plainte
Contre sa haute autorité, 1 voulut sur le champ savoir la vérité, Mais de quelque façon plus confidentielle,
Il fit annoncer pour cela
Dans la gazette officielle
L'important avis que voilà :
“ Tout animal petit ou gros, mâle où femelle, Qui veut de ses-conseils aider le carcajou, Sera le bienvenu, La promesse est formelle.”
L'avis psssa pour un bijou, Et tous les animaux en prirent connaissance.
Plusieurs partirent aussitôt.
C’étaient les plus petits, les bêtes sans naissance Et qui payaient l'impôt.
Le renard, soupeonnant quelques piéges ignobles,
Ne se pressa pas trop. Il attendit les nobles.
—Qui n’a, dites-le moi, rien à se reprocher, Observa le régent à ces dernières bêtes ?
—On se sent vertueux rien qu’à vous approcher, Dirent-elles, courbant leurs têtes,
venard riait.
—Tu ris, Renard, pourquoi cela €
—Nous avons tant pleuré quand vous n’étiez pas là
— Voilà ce que j'entends par conseiller son maître, Reprit le carcajou. Venez tous vous repaître De maint sot animal qui m'a dit autrement.
Tel demande conseil pour avoir compliment.
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cher,