LES DEUX CHIENS
. Q Deux chiens aux pieds du même maître ne
Coulaiïent paisiblement leurs jours ;
Tous deux ne paraissaient connaître
Que les plaisirs et les amours.
On les voyait courir souvent à perdre haleine, Derrière la voiture ou par la verte plaine ; Puis, quand ils étaient las de courir, d’aboyer, Ils s’en venaient dormir tous les deux au foyer,
Sous le même rayon de flamme,
Laissant en rêve aller leur âme
Dans ces étranges régions
Sa
Pat
Où s'envolent, en légions, Les âmes de nos pauvres bêtes.
Chaque jour ils dinaient ecmme l’on dine aux fêtes. Un eoir, les cuisiniers, pour le moins imprudents, Ne leux jettent au’un os, et les deux camarades, Après maintes bourrades.
Se déchirent à belles dents.
Que d’horames tu déniches A chaque pas Qui ressemblent à ces caniches !
« ont de la vertu, mais ne les tente pas.