LES DEUX VOISINES ET LA MORT
Deux voisines causaient. C’est bien dans la coutume. Ce qui le serait peu—du moius je le présume Et je le dis tout bas— Serait d’en trouver deux qui ne causeraient pas. L'une des deux se trouvait aise De son humble destin, S'efforçaït de prouver sa thèse ît perdait son latin;
L'autre, tout au contraire, Ne voyait pas comment On pouvait décemment
Dans uu monde pareil un instant se complaire. Quelqt Elle en avait bien trop goûté ! Quelqt Voir m
—La belle chose, en vérité,
Disait-elle, qu’une existence A faire pénitence.
Pour ceux qui près de vous nagent dans les plaisirs ! L'objet de mes désirs, , C’est la mort; qu’elle vienne !
Je suis bonne chrét'anne,
Mais je suis lasse de souffrir.
La mort entra soudain,
—Je viens pour vous offrir Ë Mes humbles services, Dit-eux, + finix vos supplices.
-. Madame la "nort, S'écria la femme chagrine, Prenez done ma voisine
\ Tout d’abord !.…..
LA
Quelque triste que soit de nos jours le poème,
Quelque soit le bonheur que l’on espère aux cieux, l On aime toujours mieux
Voir mourir ses voisins que de mourir soi-même,
aisirs !
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