‹ Fables [microforme]Chapitre 56 sur 85 · FABLE LX · texte numérisé non relu

FABLE LX

< Singe en voyage.

Un singe, de passage Chez l’homme, son cousin,

Par Darwin, Crut qu’il était d’usage De prendre un bain, le soir, dans le jus du raisin,

A l’heure où la foule se presse Sur le boulevard,

Il part ensoleillé d’ivresse, Joyeux et bavard.

Or, dans une maltiple glace, Chez un marchand de nouvzaut Il se voit de tous les côtés

Et croit qu’il voit la populace :

“ Que les hommes sont laids, grands dieux !

[murmuret-il,

En riant dans son poil d’un petit air subtil, Mais qu’ont-ils fait du linge Qui les rachuit si bien, ajoutet-il encor ?

Pénis les dieux puissants qui m’ont fait naître [singe !

Je n’ai pas besoin d’or Pour vivre indépendant e! jouir du bien-être.”

Plein d’orgueil ou de vin, tu ne peux te connaître,

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