‹ Fables [microforme]Chapitre 47 sur 65 · LA MORT ET LE BUCHERON · texte numérisé non relu

LA MORT ET LE BUCHERON

Un pauvre bucheron accablé de vieillesse Déplorant son malheureux sort À grands cris appelait la mort.

Ella iccourt.—Que veux-tu ?—Soulagez ma détresse ? La mort répond : viens avec moi.

| Ares toi! pourquoi faire ? Oh non, je t'en supplie |. + Par pitié, mort ! retire-toi ?..

Je t'ai vue, et j'ai peur! je préfère la vie

La mort, en cruelle qu’elle est.

Ferme l'oreille à la prière.

Elle n’épargne rien et fauche sans arrêt.

Ni le palais des rois, ni la pauvre chaumière Ne la font un instant reposer en chemin.

Elle frappe partout, porte sur tout la main, Et va saisir le riche aa milieu d’un festin Aussi bien que le pauvre étendu sur la pailie Qui l’in\cquait faute de pain.

Rapide, impioyable, elle accourt et se raille De nos plus beaux projets, de nos ‘leurs, de nos cris. Viens, dit-elle au vieillard : viens, dit-elle à son fils, Vous me manquiez.. entrez vous mêler à ma ronde,

‘* Tout meurt !,. C’est moi qui suis la maîtresse du monde

“ Le temps vit sous mes lois... venez, point de sursis...

“ Rien ne vous appartient, pas même une seconde !...

‘ Laissez [à vos palais, vos amis et votre or...

‘* Grâce, beauté, talent, descendez aux lieux sombres, ‘1 ‘ Pour moi veus n’êtes que des ombres ;

‘“ Je suis la MORT !...”

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XLVIIT.

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