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MjC Verf'vainnt.
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« Salut au frère ailé qui prend place en vos rangs! » Disait à la troupe légère
Dans les airs planant libre et fîère ,
Le plus hardi des cerfs-volants , Qu'ait jamais dirigés, prudente messagère , L'industrieuse main d'un gamin de seize ans :
— « Un frère ? Où donc ? dit l'hirondelle.
— A tes côtés ; regarde-moi !
— Oh ! le bel oiseau ! répond-elle.
— Pourquoi donc ce dédain? — Tu demandes pourquoi?
Avons-nous ici , comme toi , Ce fil sale et terreux , suspendu sous notre aile ? »
Nous avons bien des cerfs-volants , Tout chargés d'oripeaux brillants ; En vain la terre les rappelle ; Ils s'élèvent , battant de l'aile , Majestueux , retentissants...
Mais , hélas ! on voit la ficelle !
Et'Oiseatê des chatnp»
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«0 loi qui promènes Des forèls aux plaines,
Des prés aux fontaines , Ton vol voyageur ; Ton ardeur butine La blanche aubépine, La fraîche églantine , L'épi du glaneur; Du fruit qui se penche , A la haute branche , Ta soif qui s'étanche Détruit la primeur ; Puis ton gai caprice Broie un vert calice , Et ton aile glisse Des fruits à la fleur.
La terre est si belle!
Son parfum t'appelle ; Ta joie éternelle Fêle sa splendeur.
Mais jouir sans cesse!
Dis-moi qui le presse?
Crains-tu la détresse?
— Je crains le chasseur.
Pour nous point de grâce !
Le plomb siflle et passe ; Toujours il menace Du coup destructeur. Sous la mort présente, L'oiseau vole et chante, Et l'herbe sanglante Reçoit le chanteur.
Quand l'aube étincelle , La balle cruelle Vient briser une aile Oui bat de bonheur ; Aussi je butine La blanche aubépine ,
130 LIVRE DEUXIÈMK.
La fraîche églantine, L'épi du glaneur ; Du fruit qui se penche, A la haute branche, Ma soif qui s'étanche Détruit la primeur.
Je vole et j'oublie La balle ennemie ; J'attends et défie La mort sous la fleur. »
Si l'oiseau qui chante Sous la mort présente , Sur l'herbe sanglante Sourit au destin ; Sachons au passage Braver le nuage ;
LIVKK DKUXIKMK. I3J
Défions l'orage Qui gronde au lointain.
Quand le jour rayonne , A tout ce que donne Sa fraîche couronne Ouvrons notre main ; C'est Dieu qui l'envoie; Cueillons avec joie Tout ce qui verdoie Au bord du chemin !
Comme un rêve passe Sans laisser de trace , Ainsi tout s'efface , Tout suit son déclin.
Sitôt desséchée , Quel vent t'a touchée , Pauvre fleur penchée , Si belle ad malin ?
Quand Dieu la colore , Cueillons , dès l'aurore , La fleur qui se dore, Sans dire : A demain!
Heure fugitive , Où tout nous captive , Ta lueur si vive Doit mourir soudain!
Sois notre conquête!
Heureux qui te fête !
La main qui t'arrête Trompe le destin.
Ejo. eHau»»ure.
« Maladroit ouvrier, que vainement j'adjure
De caser moins élroiteraenl
Ce pied d'une honnête structure , Tu ne m'écoules pas! Ton fol entêtement
Veut donc me nnettre à la torture ;
Et ton fatal aveuglement
M'emprisonne en cette chaussure!...
Avec elle, pourtant, j'ai marché vaillamment.
Mais qu'un seul instant je m'arrête , En ton cercle de fer en vain tu me retiens ; Il faut, soulier maudit, que mon pied te rejette; Et l'esclave au repos veut briser ses liens I »
Méditez sur ce point , souveraine sagesse!
Ce peuple , dont on craint et la tête et le bras ,
Faites-le donc marcher sans cesse!
C'est quand vous arrêtez ses pas.
Qu'il s'aperçoit surtout que son soulier le blesse.
i/itrht'e MOUê'i'ii'ie»'
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LES RLCHEROIVS.
'< <Juoi! tu n'as plus pour nous qun riinicaux di^'iraruis, Ouaiul v(;rs toi l'ospoir nous anirne .
Quand nous accourions, hors d'haleine , Savourer ton ombre et tes fruits ! »