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FABLE XIII

La Mouche et l'Araignée.

Une araignée, un jour, fut priée de l'envie

De voyager.

Elle voulait savoir comment passe la \i<-

A L'étranger.

Va la voilà partie. Elle trotte et B'empn T<»ut le nouveau lui plaît ; nul regret ne L'oppresse. Elle rentre, elle sort, B'élance nu qe tapit, Touche à tout, goûte à tout, s'installe et déguerpit- Une <\\i-t<'U<-<' enfin joliment tapageuse. Mais il n'est ici-bas de bonheur si constant Qu'il H- soit compromis, au moine pour un instant. Or, not re voyageuse Glissa dans un vase profond.

Elle comprit bientôt qu'elle mourrait au fond.

Le hasard fit descendre auprès d'elle une mouche.

Elle se départit de sa mine farouche. Et lui dit:

" Sauve-moi ; nous ferons amitié."

La mouche en eut pitié, La prit en croupe Et l'emporta hors de la coupe.

Avant d'aller plus loin Tenter fortune, L'araignée accrocha sa toile dans un coin. Des mouches voltigeaient. Soudain elle en vit une Qui s'engageait imprudemment Dans Pécheveau de son fil traître.

" Tu vas servir à me repaître,"

Gronda-t-elle sinistrement.

La mouche répliqua :

" Quand, par inadvertance,

Tu tombas dans un vase creux, C'est moi cpii, volontiers, te sauvai l'existence.

Mon cœur alors fut généreux;

Le tien l'est aussi, j'en suis sûre."

L'araignée hésitait. Enfin Elle lui fit une morsure

Ht dit:

"J'ai faim !"

Lorsque l'homme est heureux, il a de l'indulgence; Le vice liait souvent d'une extrême indigence.

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